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Bienvenu à vous, pénétrez dans mon antre et découvrez le monde gothique, la culture, mes chansons et nouvelles... Appréciez ce voyage et surtout, laissez vos commentaires !!!

# Posté le lundi 26 décembre 2005 11:00

Modifié le jeudi 03 mai 2007 04:59

Introduction

Qu'est-ce que la "goth attitude" ?
Gothique... Voilà un mot dont le sens aujourd'hui est hélas très large et utilisé de manière peut-être trop courante. Au départ, on qualifiait de "gothique" une certaine forme d'architecture. Beaucoup d'églises ont été construites de manière "gothique". De nos jours, "gothique" signifie : "qui aime le noir et la mort". Je tiens à préciser que je suis contre cette vision restrictive du goth. On peut être gothique et aimer la vie. La preuve, moi ! Et pas que moi, d'ailleurs. Les gothique neurasténico-dépressifs à tendance suicidaire, je vous rassure, c'est plutôt rare. De plus, "gothique" ne rime pas toujours avec "sataniste", loin s'en faut. De plus, je vous mets en garde contre tous les pseudo-goths qui arrivent en pagaille en ce moment. Faut croire qu'être goth, c'est à la mode. Moi je dis, à bas les petits goth-métalleux de merde !!! Hum... Passons...
Etre goth, c'est avant tout une culture. On peut citer comme exemples d'écrivains fétiches Guy de Maupassant, Edgar Allan Poe, Bram Stocker et autres poètes romantiques ou écrivains classiques de l'époque victorienne. Les styles de films que les goths regardent ? Tous les styles, avec il est vrai une préférence marquée pour les films d'horreur, ou toute la filmographie du grand Tim Burton, papa de L'étrange Noël de Mr Jack, des Noces Funèbres, Mars Attack et autres. Plus tard, un petit récapitulatif de ses films.
Ce n'est pas parce que les gothiques aiment s'habiller de noir qu'ils sont forcément, je l'ai dit plus haut, des satanistes. Les croix renversées, ok, ça le fait dans le genre "adorateur de Satan", mais ce n'est pas une chose forcée... En ce qui me concerne, j'ai un bracelet avec un médaillon représentant Sainte Rita et une croix catholique, à l'endroit. On peut être gothique et praticant, ce n'est pas un contraire absolu. D'ailleurs, si vous fréquentez un tant soit peu des goths, vous vous rendrez compte que nombre d'entre nous sommes croyants, que ce soit envers l'Eglise Catholique, Protestante, Juive ou Musulmane.
Apprennez à faire la distinction, et vous ne vous en porterez que mieux.
Respectez nous, nous vous respecterons...
Sur ce, passons à la leçon suivante...

# Posté le lundi 26 décembre 2005 11:10

Modifié le lundi 09 janvier 2006 18:04

Tim Burton

Tim Burton
Le grand, le vrai, le seul, l'unique Tim Burton !
Vous le connaissez tous, et même si ce n'est de nom, vous avez tous au moins vu l'un de ses films.
Ci-dessous, en voici une liste, la plus complète possible. Si j'en ai oublié, vous avez le droit de me taper...

Vincent (1982)
Frankenweenie (1984)
La Grande Aventure De Pee Wee [Pee Wee's Big Adventure] (1985)
Beetlejuice (1988)
Batman (1989)
Edward Aux Mains D'Argent [Edward Scissorhands](1990)
Batman Le Défi [Batman Returns] (1992)
L'Etrange Noël De Mr Jack [The Nightmare Before Christmas](1993)
Ed Wood (1994)
Mars Attack (1996)
Sleepy Hollow (1999)
La Planète des Singes [Planet Of The Apes] (2001)
Big Fish (2003)
Charlie Et La Chocolaterie [Charlie And The Chocolate Factory] (2005)
Les Noces Funèbres [Tim Burton's Corpse Bride] (2005)
Believe Or Not (attendu pour 2007)

Mais Tim Burton, c'est aussi des histoires sous forme de poèmes, histoires torturées d'enfants étranges, mals dans leur peau, maltraités...
Un rapport avec sa jeunesse ? Reflets de son enfance ? Peut-être sa biographie nous en apprendra-t-elle plus :

Tim Burton, 43 ans, est né le 25 août 1958 à Burbank.
Cette ville banlieusarde située aux abords de Los Angeles avait la particularité d'accueillir une série de studios cinématographiques de renommées, tels Disney, Warner Bros, Columbia,... Malgré cela, Burbank était une ville plutôt paisible mais sans âme, peuplée de gens " normaux " et à l'ouverture d'esprit plutôt restreinte.
C'est dans cette ville qu'habitent Bill et Jane Burton, parents de 2 garçons dont Tim est l'aîné.

Introverti, il passe le plus clair de ses temps libres à regarder des films d'horreurs, à la télé ou au cinéma. Il idolâtre particulièrement Vincent Price à qui il s'identifie.
[il lui dédiera d'ailleurs son court-métrage Vincent, l'histoire d'un jeune garçon se prenant pour Vincent Price ; avant de lui offrir le rôle de l'inventeur, dans Edward Scissorhands. ]

Excepté cette passion pour les films de séries B; Tim Burton s'occupe comme n'importe quel enfant, en dessinant, jouant, ou en terrorisant le petit voisin en lui faisant croire à l'arrivée prochaine des martiens :-)

Timothy William Burton, de son vrai nom, ne semble pas particulièrement proche de sa famille, s'en va vivre à 12 ans chez sa grand-mère, à qui il louera un petit studio à partir de l'âge de 16 ans.

En 1976, alors âgé de 18 ans, Tim décroche une bourse d'études pour le California Institute for the Arts, une école fondé par Walt Disney où il est formé à devenir animateur. Si il ne supporte pas beaucoup l'enseignement trop " militaire " qui y est donné, il s'y fera remarquer grâce à son film Stalk of The Celery Monster, et fut ainsi embauché dans la célèbre compagnie.

Mais cette période ne fut pas aussi édulcorée que les films du grand Walt : Tim Burton travaille sur Rox et Rouky, mais le style des gentils renards ne lui convient pas : " (...) Je n'arrivais même pas à imiter le style Disney. Les miens [renards] ressemblaient à une route défoncée.(...) J'avais l'impression de subir le supplice de la goutte d'eau. (...) Je n'avais pas la force d'endurer cela, c'était au dessus de mes forces. "

Mal dans son status d'animateur, il parvient alors à obtenir le poste d'artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique. Ce poste lui permettait de laisser libre court à son inspiration en vue de constituer un stock d'idées graphiques pour ce film, dans lequel les autres animateurs pourraient venir puiser. Mais Disney n'en utilisa pas une seule pour le film, préférant un style plus traditionnel tout en reconnaissant toutefois le talent de Burton.
" J'ai épuisé, pendant cette période, mon réservoir d'idées pour 10 ans. Lorsqu'au bout de toutes ces années, je me suis rendu compte qu'ils n'avaient rien utilisé, ça m'a fait tout bizarre. Je me sentais comme une princesse prisonnière. Je pouvais dessiner tout ce que je voulais, mais j'avais l'impression d'être dans une cellule que la lumière du jour n'éclairait jamais ".
Malgré ses déboires, Burton se trouve tout de même quelques alliés chez Disney, dont Tom Wilhite, responsable du développement créatif, qui décèle son talent hors normes et lui propose 60 000 $ pour produire Vincent, un court métrage d'animation basée sur un poème de Burton dont il voulait d'abord faire un livre.
Écrit à la manière du Dr Seuss, ce film de 5 minutes, en noir et blanc contrasté et inspiré de l'expressionnisme allemand, raconte l'histoire du petit Vincent Malloy qui se prend pour Vincent Price...

Le scénario fut envoyé à Vincent Price lui-même, dans le but de l'obtenir à la narration du film.
Celui-ci, malgré un statut de star, accepte modestement la proposition...
Selon Burton, il percevait exactement le sens -et la psychologie- de Vincent.
Ce sera une rencontre extrêmement importante pour Burton, et entamera le début d'une amitié, entre le fan et l'idole, qui durera jusqu'à la mort de l'acteur.

Bien que le film remporta plusieurs prix, il fut rapidement rangé dans les tirroirs de Disney, qui ne savait pas vraiment quoi faire d'un court métrage.

Soit. Burton continue son petit bonhomme de chemin, d'abord avec une adaptation de Hansel and Gretel pour Disney Channel. Cette adaptation est particulière car Burton boulverse notre idée du célèbre conte en en faisant une adaptation étrange : les acteurs sont japonais, la sorcière est un homme, et un duel de kung fu les oppose à la fin... Bref, une actualisation du conte et une esthétique japonaise, qui avait séduit Burton petit à travers des films tels que Godzilla ou des films d'arts martiaux. Il y combine aussi des séquences d'animation traditionelle.
Bien que le film eut un petit budget et fut diffusé (sic) tardivement lors d'une nuit d'halloween, il permit en tout cas à Burton de s'essayer, malgré sa difficulté à l'expression, à la direction d'acteurs.

Il enchaîne ensuite sur Frankenweenie en 1982. Ce film, un clin d'½il/hommage au Frankenstein de James Whales, raconte l'histoire d'un petit garçon (Victor Frankenstein, joué par Barett Oliver) qui redonne vie à son chien Sparky après que ce dernier ait été renversé par une voiture.
Si il y a bien une référence à Frankenstein et sa suite, on est loin du plagiat : " Il est très important pour moi de ne pas faire d'hommages directs ou de filmer " dans le style de... ". Si références il y a - une remarque que j'ai souvent entendue à propos de mes films -, elles doivent être filmées à travers le prisme du souvenir. Je m'assure intérieurement qu'on ne se trouve pas dans une situation du type : " Tiens, on va copier ça ! " mais plutôt du type : " Quel est l'environnement émotionnel de cette image dans ce nouveau format ? "

En bref, Burton essaie de recréer l'émotion qui lui a été procurée par ce à quoi il fait référence, sans en copier la forme. Et c'est un concept qu'il réutilisera par la suite.
Ce film marque aussi une étape importante dans la carrière de Burton puisqu'il tourne pour la première fois avec des acteurs professionnels, qui furent très compréhensif envers les premiers pas de Tim.
Alors qu'il ne contenait aucune violence -dans le langage ou dans la forme- particulière, le film reçut la mention " PG ", qui correspond chez nous à " accord parental souhaitable ", ce qui limitait sa carrière puisqu'il ne pouvait pas être diffusé avant un long métrage de Disney, ce qui était pourtant sa seule chance d'être vu par le public puisqu'il n'y avait pas de crénau " court-métrages " chez Disney pouvant accueillir ce genre de film...
Encore une fois, le film prendra longtemps la poussière avant d'être disponible à la vente.

Juste après ce premier film, Shelley Duvall (maman de Victor dans Frankenweenie) lui propose de tourner un des épisodes de Faerie Tale Theater. Il s'intitulera Aladdin and his wonderful lamp.
Cette réalisation n'est pas essentielle dans la carrière de Burton puisqu'il sera un peu dépassé par les évènements.
" Quand je suis mauvais, je suis vraiment très mauvais ".

Voilà pour la biographie de Mr Burton. Je n'entrerai pas dans les détails de sa vie actuelle. Après tout, il a aussi le droit à une vie privée ;-)

# Posté le lundi 26 décembre 2005 11:47

Un poème...

Un coup de tonnerre
Un éclat de voix
L'astre qui éclaire
Ces morceaux de toi

Tu as fuit ta vie
Tel est ton destin
La mort a choisi
Son sombre festin

Le sang sur ta couche
Blesse mon âme déjà morte
Le sang dans ta bouche
C'est la mort qui t'emporte

Lentement tu fais face
A ce que tu as toujours haïs
Et maintenant tu trépasses
Cette fois tout est fini.

# Posté le lundi 26 décembre 2005 11:56

Une chanson...

Une chanson...
The Raven's Flight


Death is a real part of me
I can't live with your insanity
You destroy me, little by little
Heal my soul, suck my blood
Until my last breath
Until my own death

Oh, sweet darkness
Help me in my quest
Of the universal knowledge
I have to die
To rebirth again
Stronger than before
But worse than evermore

I can feel your breath on my skin
Your smell of forbidden
Takes me away from my ancient life
From my sorrows and my tears
I can hear you now
The sound of your steps on the ground
Orgasmic rythm, electric sound
Save me, die me

Lady of my fears
I wish your tears
Would help me
To save my soul,
To burn my sins
I'd like to delete
All my mistakes,
All that I did to you

But I can't,
I'm standing here, dying with you
You died me,
Decadent human heart
Disillusion of your damned spirit
Your dark crown over your head
Tears you between light and darkness
I hope you'll find the way
To your own safety
In the raven's flight

A crow passed over me
Showing me my way
I followed this black bird
Until I found you

In the middle of the whispers,
A shadow grows steadily
'Til immemorial years
Within temptation
Of a shadowphere
In a lightfull place

I know I have to go,
To pass that darkness of mind
I need to be aware
Of what I'm coming through
Raven, help me
Save me from my doubts,
From my tears and my torments

You're the raven in my nightmare,
The only one who can save me
Help me, die me, guide my soul to Heaven,
Forgive me, wash me from my sins
Let me enter your light
My dark raven, flying over my head
Over my soul, like a sin-eater, soul-saver that you are
Bird of justice, let me die...

# Posté le lundi 26 décembre 2005 11:58